⁉️ Qu'est ce que l'AS - Discussion générale

Réponse suite à déplacement dans ce sujet :

Attention c'est un peu longuet comme réponse mais pas totalement hors sujet (enfin si ça sort du cadre des Verchéres) pour arriver sur la philosophie générale mais ça reste en lien avec le message de Sayat.

Cet argument justifie (ou pas d’aprés ce que tu dis) le fait que on est était mis à le faire et pas une association d’atelier vélo.
Ca n’est pas une réponse avec tout les arguments.

L’AS a n’a pas souhaité (voir la position de Gérard là dessus, largement soutenu par l’idée admise dans l’asso du « il faut faire soi même les choses plutôt que de dire que ce serait bien de le faire » y répondre et les ébauches de réponses je ne les trouvais pas bien c’est en partie sur ça que je ne suis pas d’accord avec la (non-)politique commune de l’AS.
Comme tu dit on a pas formé les bénévoles (je suis bien placé pour le savoir c’était mon rôle).
Faisons bien nos ateliers de co-rép et formons les bénévoles et souyons techniquement à la pointe et ensuite le reste on développera quand on sera parfait sur la co-rép… La réponse à toujours était la même : « on est pas juste un repair cafe ».

C’est aussi pour ça que je souhaitais qu’on arrive à une idéologie et donc une politique commune au sein de l’AS sur le point précédent, ainsi que sur être cohérent dans notre discours contestaire… L’exemple de ce que Françoise pense sur les déchets par exemple me revient en tête. Et ce que souhaites Hubert pour l’AS est différent de moi puisque son principal objectif était de développer des postes et de montrer que c’était « viable « « économiquement » » ».

Du coup je suis content que tu te pose la question car personnellement c’est ma plus grosse déception sur l’AS.

Théorisation de l’asservissement d’une association sans idéologie commune

Par ailleurs peut être que tu as théorisé aussi l’idée suivante. Je pense que :
une association sans idéologie, politique et objectif clair; débattu et que partagent l’ensemble des bénévoles ainsi que employé.e.s et personnes liées contractuellement, se fera forcément asservir ou vampiriser par l’institution, l’état ou le privé.

Contexte :

J’ai réfléchi à ça par rapport à notre histoire depuis que j’y suis, et surtout suite à une réflexion à l’AS qui avait été faite sur Aremacs (je crois) « c’est plus une asso c’est une entreprise » sur un ton plutôt péjoratif. Ca montrait bien qu’on pense que ça n’arrive qu’aux autres, mais qu’en fait ça nous arrivera évidement et que c’est peut être déja en cours (je pense que oui personnellement).

Le raisonnement est simple :
  1. Il y a un nombre restreint de personnes (CA, et aussi CC qui n’est pas du tout un enrayement à ce biais) qui prend des décisions pour beaucoup de personnes (comptant les bénévoles surtout, et un peu les adhérents qui sont plutôt « arrivistes »)
  2. Le point clé est que une association est en permanence sous pression financière, géographique, morale etc. du système.
  3. Il est donc purement logique que lorsque on lui donne des sous, un local ou quoi que ce soit (des ateliers pour permettre aux entreprises de montrer bonne conscience aux entreprises capitalistes etc.) elle les acceptent (refuser une subvention est un bon signe de santé idéologique et d’enrayement de ce biais je pense cf le Chat Perché je crois?)
  4. Comme ce groupe de personnes restreint (CA, CC) est biaisé par l’importance des salariés (mais aussi des locaux bref de l’argent en général) dans le sens ou une fois arrivés à ce développement, ici et avec un tel investissement personnel des salarié.e.s on ne peut pas ne pas leur être reconnaissants (et ceci est vrai dans l’absolu).
  5. Donc le groupe restreint acceptera l’aide financière (subvention, projet, marché public etc.) même si celle la contredit les principes établis (les bénévoles quitteront la structure si trop d’éloignement), et c’est encore plus facile lorsque il n’y a rien de clair d’établi (notre cas) puisque comme Sayat le dit "Je sais que vous avez la réponse magique « tout est permis pour lutter contre l’obscolescence et les dechets » "
Enrayements possibles :

A. Confier les décisions de ce type, en les documentant évidement, à la masse : ici bénévoles + adhérents. Et je pense que cette masse, peu touchée et ne voyant que peu le dévouement des salarié.e.s n’est pas affectée par la reconnaissance individuelle à laquelle il.elle ont droit souvent, mais plutôt par l’objet de l’association, son idéologie, sa politique. Et donc le choix de dévier de l’objectif idéologique et de but (ce qui anime principalement un.e bénévole) sera refusé même si ça met en danger un poste (en fait si ce principe est appliqué dés le début, il n’y a pas de poste autre que ceux auto-financé par le bon vouloir des bénévoles, c’est à dire pas de poste sur les appels à projets et subvention etc.)
B. Etre autonome financièrement mais pour que ça arrive il faut aussi un volonté commune.
C. Avoir une constitution qui est inamovible qui précise ce qu’on fait et comment, et qui aussi interdit des choses.
D. autres certainement mais je les ai pas en tête

Conclusion :

Et tout ça, tout ce fonctionnement me fait tristement penser aux entreprises capitalistes classique ou le but est de gagner de l’argent : en confiant les décisions à quelques personnes, cela fragilise forcément la structure de l’entité. On le voit avec les entreprise ou il suffit d’acheter l’entreprise à un.e chef.fe qui dit « oui je vous la vend » et de la faire couler par exemple, ou licencier des personnes etc. Si les salari.é.s était individuellement consultés avec la documentation nécessaire, il.elle.s diraient non et ce serait la fin du monde capitaliste.

aparté personnel :

et je penses aussi que pour faire ces choix il faut accepter de se taper dessus et ne pas dire qu’il faut tous les avis et écouter tout le monde. On a bien interdit par exemple le propos racistes et pourtant la liberté d’expression n’en est pas diminuée. On aimerais tou.te.s à l’AS (je pense) interdire les propos d’extrême droite et cette derniére de maniére plus large parceque il.elle.s sont mauvais.e.s.

Je veux en venir au fait que lors de la constitution d’une idéologie commune, il y a des personnes qui devront partir ou ne pas y entrer, et ne pas être écoutées car elles sont mauvaises (ou juste faible dans leurs raisonnements, ce qui s’apprend et se corrige) dans leurs idées. Je reprend l’exemple de Françoise et des déchets. Je ne me serais pas mis d’accord avec elle à moins qu’elle change d’avis parceque j’estime avoir raison dans le bien sur ce point là et donc je suis prêt à discuter, infiniment longtemps pour la convaincre (encore faut-il avoir des raisonnements cohérents).

Une autre (et dernière de ce pavé) image est que le jour où le monde changera, et bien je suis conscient qu’il faudra faire, entre autres, sans mes grands parents par exemple, que j’aime beaucoup pour pleins de raisons, mais qui sont mauvais idéologiquement et politiquement; et bien il faut choisir entre sociabilité et sentiments ou idéologie et je pense avoir choisi.

Je suis conscients que je suis trés seul dans ce cas, par un certain hasard certainement.
Mais si vous comprenez la chose déja c’est une avancée pour ce que je pense être le bien.

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